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29/11/2011 : Journée Arboriculture par Bio de Provence

Bio de Provence, l'organisation des Agriculteurs Bio de Provence Alpes Côte d'Azur, organisait le 29 novembre dernier une réunion de travail des arboriculteurs Bio de la Région sur le thème : Fruits bio, de la production à la commercialisation, les clefs de la réussite.

(logo de ma terre) intervenait dans cette journée, pour apporter son point de vue sur les volets suivants :

- Interface producteur/Consom'acteur : relation humaine et économiquement équitable entre (logo de ma terre) et ses partenaires arboriculteurs, difficultés rencontrées pour mettre en place la contractualisation préconisée par la loi de modernisdation agricole, évènements organisés pour rapprocher Producteurs et Consom'acteurs,

- Le débouché de la restauration collective au travers de marchés publics : marginal en 2011, ce débouché pour (logo de ma terre) devient significatif en 2012 en représentant 10% du chiffre d'Affaire de (logo de ma terre) ,

- les perspectives de développement : du boulot pour tout le monde !
. des producteurs bons techniquement, pour produire et distribuer beau, sain et à un prix abordable
. des exploitations probablement écologiquement intensifs pour répondre aux besoins de 7 milliards de Terriens, tout en laissant un espace suffisant au le maintien de la Biodiversité,
. des modes de distribution sobres, pour ne pas peser sur les prix, et bons commercialement pour donner aux gens envie d’essayer et de rester Consom’acteur


Les enseignements de la journée, synthétisés par Bio de Provence, ont été les suivants :

. Les principales régions de production française de fruits biologiques connaissent une forte progression de leurs vergers sous l’effet de conversions massives vers l’agriculture bio.

. PACA est la première région de production française de pommes et poires bio.

. La consommation alimentaire de produits bio se maintient malgré la crise.

. Les ventes de F&L bio enregistrent une progression : + 9,8% en valeur et + 5,8% en volume, en 2010. Sources : IRI, CSA.

. Les fruits et légumes sont les produits phare de l’alimentaire car ils sont les plus consommés en bio. Par contre, les parts de marché de la consommation bio/totale en 2010 : 4 % (pommes) et 3,8 % poires, sont peu élevées.

. Si on fait une moyenne, un ménage consomme en moyenne 4 pommes et 1 poire bio par an.

. En dépit d’une progression en 2010, les ventes de fruits en magasins bio connaissent un pallier et semblent se stabiliser en 2011.

. De nouveaux agriculteurs récemment certifiés et en fin de conversion approvisionnent de plus en plus en direct, les magasins spécialisés localement.

. L’été est une période où les volumes de fruits (et légumes), produits et livrés sont plus abondant. Les ventes de fruits sur les nombreux marchés forains estivaux et les livraisons en semi-direct court-circuitent pour partie les grossistes et plateformes d’achat, qui livrent habituellement les magasins spécialisés. Une commercialisation des fruits qui devient de fait, beaucoup moins fluide.

. Il devient nécessaire de considérer le débouché à l’industrie comme créneau de vente porteur pour les fruits en conversion destinés au baby-food ; pour les fruits bio si l’on envisage la mise en place de vergers dédiés, et la fabrication de jus par recours à de la prestation à façon auprès des opérateurs existants (CF. Mini-Guide Filière Arboriculture bio), voire en imaginant la mise en place de petites unités de transformation pour le fruit.


Les enjeux :

. Au verger/En production : Diversification variétale (adaptées à la bio), pour élargir la gamme (vergers multi espèces) et répondre à la demande ; protection des vergers et lutte (filets…), vendre à la bonne maturité (Calendrier de mise en marché), mise en place de vergers dédiés (industrie).

. En station/A l’expédition : Calibrage/brossage ; étaler les ventes par un stockage adapté ; valoriser les écarts de tris (transfo ponctuelle/contractualisée) ;

. Au détail (paniers/étal/rayon) : Information des consommateurs (qualité, diversité variétale, usage culinaire, saisonnalité) ; formation des vendeurs (soins produits, rotations).

. A l’achat/vente : Vers des relations commerciales plus équilibrées (Label Bio solidaire © ; effets de la Loi de Modernisation Agricole sur l’obligation de contractualisation).