Ma Terre s'approvisionne à la Brillane

29/10/2015 - Nouvelle de campagne : Un matin avec Helga

Helga et son chien fidèle
Helga et son chien fidèle

"chaque jeudi matin, je vais à la rencontre d’un producteur sur son exploitation, pour un temps d’échanges et de partage sur tout et sur rien, sur les saisons, le boulot , la vie, hors du rythme quotidien des commandes et des livraisons. Et j’en rapporte des photos, et un petit bout de texte, et que j’ai plaisir à partager avec vous, et qui enrichit chaque semaine, l’histoire que nous écrivons ensemble, entre les champs et votre table"

L'œuvre d'une vie

La brume se lève à peine, Helga revient de sa livraison matinale à (logo de ma terre) , et nous nous retrouvons autour d’un thé, devant la baie vitrée de leur maison ouverte sur la campagne arborée.
Philippe est retenu par sa Présidence à la Biocoop du Sud-Est.
Helga me raconte… Jeune couple arrivé en 1998, Philippe et Helga ont réalisé un projet de vie, de famille, à la force du travail, de l’effort, et parfois, à la limite de leurs forces et de leur courage.
Investis sur 3 hectares, ils ont commencé par amener l’eau, monté leurs premières serres, fait les marchés… Au bout de deux années d’effort, ils décident d’embaucher… au lieu de renoncer. Petit à petit, ils achètent les terres pour sortir de la précarité, ont construit leur maison en bois et verre, isolé à la paille qu’ils ont eux-mêmes cultivée. Baignée de soleil, quasi-autonome énergétiquement, facile à vivre et confortable, ce havre de paix se fond harmonieusement dans le paysage.
Au fil des années, les employés forment une famille tranquille et efficace, encadrés par la vigilante attention d’Helga et Philippe.
Ici, tout est en ordre, à sa place, planifié, organisé, les taches réparties selon les compétences de chacun.
Une dizaine de vélos à disposition pour se rendre aux champs.
Lorsque les lombrics ont fini de digérer les déchets organiques, le compost est épandu sur les terres.
Sous les hangars recouverts de panneau photovoltaïques, les chambres froides, les réserves de cagettes, la serre aux plants fabriqués sur place.
C’est la récolte des radis, la coupe du persil, l’arrachage des betteraves, des épinards, et des carottes...
Chaque nouvelle culture est l’occasion de créer un nouvel emploi.
Dès qu’une parcelle est récoltée, elle est rapidement nettoyée pour être ensemencée à nouveau, d’une céréale ou engrais vert, pour la santé des sols.
Rigueur, organisation, conscience locale, globale, humaine, individuelle et collective : de bien belles cultures !

Sandrine avec Helga Girard, le 29 octobre 2015