paniers legumes bio presse

13 mai 2010 - La Provence

Ma Terre livre des paniers Bio au plus près de chez vous

Sandrine Catoire ne se contente pas de livrer des paniers bio: elle se rend fréquemment chez les producteurs pour déterminer ce qui figurera dans le prochain panier.	/PHOTO SOPHIE SPITERI
Sandrine Catoire ne se contente pas de livrer des paniers bio: elle se rend fréquemment chez les producteurs pour déterminer ce qui figurera dans le prochain panier. /PHOTO SOPHIE SPITERI

"Quand j'ai commencé, je livrais 20 paniers par jour." Sandrine Catoire a créé
son entreprise, (logo de ma terre), en 2004. Elle s'était donné pour obbjet de livrer aux particuliers, chaque semaine, des paniers de fruits et légumes "bio".
Sa petite entreprise a crû et embelli, puisqu'aujourd'hui, elle livre 3 ou 400 paniers par jour.
"Il existe plusieurs types de paniers, explique-t-elle, le petit qui coûte 15E, le familial (22E) et le maxi (35E). Ils sont remplis de fruits et légumes de saison. Dans chaque panier, on trouve l'identité du producteur, ainsi que des idées de recettes."
Mais on peut choisir aussi un panier sur mesure - toujours rempli de fruits et légumes de saison, mais ceux que l'on aura sélectionnés. Et on peut également le compléter de divers aliments: pain, huile, oeufs, jus de fruits, fromage, vin. Le tout "bio", bien entendu.
Car pour Sandrine Catoire, cet aspect-là est la clef de voûte de son entreprise : J'ai voulu travailler avec des agriculteurs, des maraîchers, des arboriculteurs, qui ont choisi de commercialiser leurs productions en circuit court - c'est-à-dire dans la région- sauf pour les agrumes, viennent de Corse." Il est vrai qu'acheter un produit "bio" qui vient d'Amérique du Sud ou du continent africain - indépendamment du fait que son mode de culture bio est des plus incertains - et qui a donc parcouru des milliers de kilomètres avant d'arriver à Aix, est un non-sens...
"Ces 35 producteurs, reprend Sandrine Catoire, ont fait le choix de risquer de perdre leur récolte plutôt que de la sauver en l'arrosant de pesticides."
On le voit, le discours est engagé: chez ce chef d'entreprise féminin, l'éthique passe avant le portefeuille. Mais (logo de ma terre) est une vraie société et fonctionne comme telle: en se développant, elle a créé des emplois -"une douzaine de salariés"- et effectue pour 800000E d'achats de fruits et légumes par an. "Parfois, nous accompagnons des producteurs dans la phase de conversion vers le bio."
L'entreprise a des salariés, des fournisseurs, des clients... et de l'avenir: "Certains producteurs travaillent à 90 % avec (logo de ma terre), d'autres à 10%: on peut encore nourrir beaucoup de monde en bio."

Paul-Henry FLEUR