paniers legumes bio presse

17 octobre 2010 - La Provence Pays d'Aix

La petite entreprise "bio" veut prêcher la bonne parole

Outre l'agriculture, la fête de Ma Terre a présenté la voiture conçue par l'IUT d'Aix : elle parcourt plus de 2000km avec 1 litre d'essence.
Outre l'agriculture, la fête de Ma Terre a présenté la voiture conçue par l'IUT d'Aix : elle parcourt plus de 2000km avec 1 litre d'essence.

La société (logo de ma terre), qui livre des paniers de fruits et légumes "bio", organisait hier près de Roquefavour une rencontre entre producteurs et consommateurs.

Petite société est devenue grande: créée voici sept ans dans le but de fournir aux consommateurs des paniers bio, (logo de ma terre) livre aujourd'hui 3 à 400 paniers... par jour. Elle compte une douzaine de salariés, et effectue pour 800000€ d'achats de fruits et légumes par an.

Mais pour Sandrine Catoire, la fondatrice de l'entreprise, la réussite économique n'est pas l'essentiel. Le choix de ne vendre que des produits bio, et de travailler avec des agriculteurs, des maraîchers, des arboriculteurs de la région, est la clef de voûte de son entreprise. Il est vrai qu'acheter un produit "bio" qui vient d'Amérique du Sud ou du continent africain - indépendamment du fait que son mode de culture bio est plus incertain - et qui a donc parcouru des milliers de kilomètres avant d'arriver à Aix, est un double non-sens.

Sandrine Catoire veut porter la bonne parole.

C'est le sens de la fête qu'elle organisait hier, pour la troisième fois, dans son lieu de vente de la route de Roquefavour.

Elle y a réuni des agriculteurs, un arboriculteur, un vigneron, un boucher, mais aussi un directeur de recherche à l'institut national de la recherche agronomique (INRA)... Était également présente Karine Lurcin, adjointe au maire de Trets, déléguée aux écoles et à l'environnement. Cette double délégation l'a conduite à faire en sorte que les enfants des écoles de Trets mangent désormais "bio". Tout l'après-midi, tous ont pu parler de leur métier, et de la terre en général.

Il y avait aussi un invité d'honneur: Christian Catoire,le père de Sandrine, fondateur du Centre de pomologie d'Alès, et auteur de plusieurs ouvrages. "Obnubilé par la préservation de la biodiversité fruitière, déclare sa fille, il a consacré plusieurs dizaines d'années de sa vie à créer la plus grande bibliothèque privée de pomologie de la planète". La pomologie étant l'étude non pas simplement des pommes, mais de tous les fruits.
P.-H.F.