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30 septembre 2011 - La Provence

Le commerce bio s'empare des variétés anciennes

Le commerce bio s'empare des variétés anciennes



La créatrice du site de vente en ligne (logo de ma terre) est une passionnée des variétés rares et anciennes de pommes et de poires.

Ne cherchez pas Sandrine Catoire ce week-end. Elle sera à Puyricard, aux Verger; de Maliverny pour l'opération "Croqueurs de pommes". "C'est vachement bien, le travail que font ces amateurs pour sauver des variétés locales", s'enthousiasme la créatrice de materre.net, site aixois de vente en ligne de produits bio lancé en 2007 et à la croissance exponentielle depuis.

Aux côtés des traditionnelles et hyper-dominantes pommes Reinettes ou Golden et poires Guyot ou William, le site (logo de ma terre) propose aussi des variétés plus rares, dont certains de ses clients sont friands, comme la poire Cuisse de dame. "On a plusieurs producteurs locaux qui s'intéressent à ce genre de démarches: Bernard Sarnette (Les Vignières, Vaucluse, ndlr), Franck Ginoux (Maillane), Patrick Reynaud (Saint-Rémy-de-Provence)."

Souvenir d'un père "pomologue"

Au-delà du simple aspect économique, la démarche de l'association des "Croqueurs de pommes" a une résonance particulière dans l'histoire familiale de Sandrine Catoire. "Mon père était un vrai pomologue", raconte Sandrine. Dans sa ferme des Cévennes, ce néorural parisien venu à la terre au mitan des années 70, s'était très vite passionné pour les variétés de pommes oubliées et leur intérêt pour la biodiversité. Rendant visite aux vieux agriculteurs du voisinage, récupérant des greffons de variétés rares de fruitiers locaux, il avait fini par créer "une bibliothèque pomologique pour que les autres producteurs ou l'Inra (Institut national de la recherche agronomique, Ndlr) puissent venir y piocher", se souvient Sandrine. De ces années d'adolescence au milieu des arbres fruitiers du domaine paternel, la désormais Aixoise a tiré une conviction qu'elle garde chevillée au corps: "C'est nous qui appartenons à la terre et pas l'inverse", martèle-t-elle. C'est aussi en vertu de cette simple maxime qu'elle adhère au travail des Croqueurs de pommes. Et qu'elle passera ce week-end à leur fête dans les vergers de Puyricard. G.L.