paniers legumes bio presse

2 avril 2013 - Les Echos - SPECIAL développement durable

Les circuits courts , remède de cheval contre les scandales alimentaires

Sandrine Catoire s'est engagée depuis 2004 à alimenter cha-que semaine particuliers et collectivités en fruits et légumes bio. Les produits sont cultivés dans un rayon de 150 kilomètres.
Sandrine Catoire s'est engagée depuis 2004 à alimenter cha-que semaine particuliers et collectivités en fruits et légumes bio. Les produits sont cultivés dans un rayon de 150 kilomètres.

(logo de ma terre)rapproche les producteurs régionaux
des grandes villes

Pour Sandrine Catoire, fondatrice du distributeur de produits cultivés en Provence (logo de ma terre), ce qui était au départ un objectif de bien-être partagé est devenu depuis un argument de vente. « Mes clients se sont approprié le sens originel de ma démarche pour diriger leur propre mode de vie, explique cette écoentrepreneuse militante. Quand ils commandent un de nos paniers paysans, ils se mettent à l'unisson de leur corps et de leur environnement bien plus que je ne l'aurais espéré. Ils forment plus qu'un portefeuille de clients : une communauté de con¬sommateurs responsables. »

Depuis 2004, cet engagement écologique a séduit près de 9.000 personnes dont 1.200 commandent chaque semaine des produits de saison cultivés dans un périmètre de 150 kilomètres : choux, carottes, navets, poireaux, tomates, salades, céleris, pommes... payés au producteur trois fois le prix du marché.

Des collectivités figurent également parmi ses habitués comme les villes de Trets et d'Auriol, qui ont décidé de cuisiner avec des produits frais cultivés près de chez eux les assiettes des 900 élèves de leurs classes. Une fois par semaine, les treize restaurants d'Aix-Marseille Université font de même. « Le made in local stimule doublement l'appétit quand il s'agit de suivre les recommandations végétariennes des nutritionnistes », assure Sandrine Catoire.


400 paniers livrés par jour Une cinquantaine de producteurs « 100 % bio, 100 % régional, 100 % partenaires » participent à ce défi quotidien. Ils remplissent chaque jour plus de 400 paniers livrés dans quelque 200 points de retrait dont la première épicerie à l'enseigne (logo de ma terre), qui ouvrira mi-avril.

Prix de vente : à partir de 16,50 euros pour un petit panier de 4 kilo contenant une variété de 8 à 15 fruits et légumes cueillis de la veille ou du matin. Sur Internet (www.materre.net), on peut composer son propre menu en y ajoutant quantité d'autres produits allant de la crémerie aux céréales, huiles, confiseries, légumes secs, tofus, pâtes fraîches, etc... «J'offre la demande sur un plateau aux entreprises de transformation locales. Grâce à cette communauté, j'en ai convaincu plus d'une à renouer avec son terroir », sourit la militante. Son entreprise emploie 10 salariés pour 1,3 million d'euros de chiffre d'affaires. — P.M.