paniers legumes bio presse

5 avril 2013 - l'agriculteur provençal

"Les acteurs des circuits courts tentent de se frayer un chemin jusqu'au réfrigérateur"

... Le vrai frais s'installe

Un autre papier illustre la pertinence de la démarche. Il concerne la Provence, avec l'entreprise (logo de ma terre) qui "livre depuis neuf ans des paniers de fruits et légumes bio produits dans un rayon d'une centaine de kilomètres. Les consommateurs en raffolent".

"Pour Sandrine Catoire, fondatrice du distributeur de produits cultivés en Provence (logo de ma terre), ce qui était au départ un objectif de bien-être partagé est devenu un argument de vente. "Mes clients se sont appropriés le sens originel de ma démarche pour diriger leur propre vie", explique cette écoentrepreneuse militante. "Quand ils commandent un de nos paniers paysans, ils se mettent à l'unisson de leurs corps et de leur environnement bien plus que je ne l'aurais espéré. Ils forment plus qu'un portefeuille de clients : une communauté de consommateurs responsables."

Depuis 2004, cet engagement écologique a séduit près de 9 000 personnes dont 1 200 commandent chaque semaine des produits de sai¬son cultivés dans un périmètre de 150 kilomètres : choux, carottes, navets, poireaux, tomates, salades,céleris, pommes... payés aux producteurs trois fois le prix du marché. Des collectivités figurent également parmi ses habitués comme les villes de Trets et d'Auriol, qui ont décidé de cuisiner avec des produits frais cultivés près de chez eux les assiettes des 900 élèves de leurs classes. Une fois par semaine, les treize restaurants d'Aix-Marseille Université font de même. "Le made in local stimule doublement l'appétit quand il s'agit de suivre les recommandations végétariennes des nutritionnistes", assure Sandrine Catoire.

Une cinquantaine de producteurs "100 % bio, 100 % régional, 100 % partenaires" participent à ce défi quotidien. Ils remplissent chaque jour plus de 400 paniers livrés dans quelque 200 points de retrait dont la première épicerie à l'enseigne (logo de ma terre) qui ouvrira mi-avril.

Prix de vente : à partir de 16,50 euros pour un panier de 4 kilos contenant une variété de 8 à 15 fruits et légumes cueillis la veille ou le matin. Sur Internet (www.materre.net), on peut composer son propre panier en y ajoutant quantité d'autres pro-duits allant de la crémerie aux céréales, huiles, confiserie, légumes secs, tofus, pâtes fraîches, etc...".
On comprend l'attrait des consommateurs pour ce type de commercialisation comme en témoigne ce titre des "Echos" du jeudi 28 mars 2013 : "L'industrie paye encore le scandale de la viande de cheval". En effet, la confiance est rompue, il faudra du temps pour la reconquérir. Le point.

"Il s'agit bien d'une rupture de confiance. Un mois après l'explosion du scandale des lasagnes à la viande de cheval, alors que le bruit médiatique s'est assourdi, le consommateur n'a pas repris le chemin des rayons des plats cuisinés à base de boeuf. Selon les données du panéliste Nielsen présentés le 21 mars lors de la conférence "Grande Conso et distribution" des "Echos", les ventes qui étaient en baisse de 45 % lors de l'éclatement de l'affaire, affichaient encore un rude — 43 % du 4 au 10 mars, soit une perte estimée à 300 tonnes et un million d'euros à la semaine.
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Alain Poisson